Index égalité hommes femmes
- Social
- Mars 2026
Toutes les entreprises d'au moins 50 salariés doivent calculer, publier et transmettre leur index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, au plus tard le 1er mars 2026, au titre de l'année 2025.
Cette publication se fait sur le site Internet de l'entreprise, lorsqu'il en existe un, de manière visible et lisible. A défaut de site internet, les résultats sont portés à la connaissance des salariés par tout moyen.
Ils doivent également être communiqués au CSE (via la BDESE) et transmis à l’inspection du travail via une plateforme dédiée (Egapro).
L’index prend la forme d’une note sur 100 déterminée à partir d’une série de 5 indicateurs (seulement 4 d’entre eux pour les entreprises de 50 à 250 salariés inclus) :
- écart de rémunération femmes/hommes ;
- écart de répartition dans les augmentations individuelles ;
- nombre de salariées augmentées au retour du congé maternité ;
- nombre de femmes dans les 10 plus hautes rémunérations ;
- écart de répartition des promotions (seulement pour les entreprises de plus de 250 salariés).
Depuis 2022, l'employeur doit également publier :
- des objectifs de progression en cas d'index inférieur à 85 points ;
- des mesures de correction et de rattrapage en cas de note inférieure à 75 points (lui permettant d’atteindre au moins 75 points dans un délai de 3 ans).
Les entreprises d’au moins 1000 salariés, pour le troisième exercice consécutif, doivent également publier les écarts éventuels de représentation entre les femmes et les hommes dans les postes de direction. Les modalités et délais de publication sont les mêmes que pour l’index égalité. A compter du 1er mars 2026, les entreprises concernées devront atteindre un objectif chiffré de 30% de représentation femmes-hommes parmi les cadres dirigeants et membres d’instances dirigeantes.
Le score global de l’index et les résultats obtenus doivent être consultables sur le site internet de l'entreprise au moins jusqu'à la publication, l'année suivante, de la note globale et des résultats de chaque indicateur, obtenus au titre de l’année en cours.
En l'absence de publication de ces informations de manière lisible et visible ou de non-conformité, l'employeur s’expose à une pénalité de 1 % de la masse salariale annuelle.